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3 février 2022

La hausse de l’inflation entraîne inévitablement une hausse des taux d’intérêt bancaires

Percent Symbol Flying in City

L’inflation et les taux d’intérêt continuent de faire la une des journaux en ce début d’année 2022. Les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et la hausse des prix du pétrole ont contribué à ce que l’inflation dépasse récemment 7 % aux États-Unis et 4,7 % au Canada. On s’attend généralement à ce que la Fed et la Banque du Canada relèvent bientôt les taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation. Alfred Lam, vice-président principal et directeur des investissements, examine l’effet que les hausses de taux pourraient avoir sur la croissance économique, les marchés et les décisions d’investissement au cours de l’année à venir.

 

Le principal sujet à l’aube de 2022 est l’inflation et les taux d’intérêt. L’inflation américaine, mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC), a dépassé 7 % en décembre. Le dernier chiffre communiqué pour le Canada était de 4,7 % pour le taux annuel en novembre. Les perturbations de la chaîne d’approvisionnement ont fait grimper le coût des biens durables comme les prix des voitures d’occasion. Dans de nombreux cas, les prix des voitures d’occasion sont même plus élevés que le prix de détail suggéré par le fabricant des voitures neuves que les concessionnaires se sont efforcés de constituer en stock. La hausse du prix du pétrole brut a entraîné une augmentation des prix de l’essence à la pompe. La nourriture est plus chère car les coûts de la main-d’œuvre et du transport ont augmenté. La bonne nouvelle est que les salaires augmentent car le marché du travail est très tendu. Nous avons connu quelques hausses de prix agressives d’avril à juillet; tant que nous n’aurons pas supprimé ces mois du calcul du taux annuel, l’inflation annuelle rapportée restera élevée. Nous prévoyons que le taux mensuel sera en moyenne de 0,3 à 0,5 % dans un avenir proche; si nous avons raison, nous pourrions terminer l’année 2022 avec une inflation de 4 %.

 

Ce n’est qu’en période de récession que nous verrons l’inflation retomber à 2 %, car le monde est fondamentalement différent de celui de la dernière décennie. Pour ne citer que quelques exemples : 1) la masse monétaire est nettement plus importante, 2) nous reconstruisons nos économies pour réduire l’empreinte carbone, ce qui implique des investissements supplémentaires et, ironiquement, une plus grande consommation de pétrole, 3) le coût de la main-d’œuvre en Chine a augmenté. Lorsque l’inflation augmente, nous nous attendons à ce que les taux d’intérêt augmentent pour compenser la perte de pouvoir d’achat des épargnants. Cependant, les banques centrales ont généralement été lentes. Ils voulaient que l’économie fonctionne à plein régime avant de se lancer dans des hausses de taux. Alors que les taux de chômage baissent et que la croissance économique s’accélère sensiblement après la très brève récession de 2020, les marchés s’attendent largement à ce que la Réserve fédérale américaine et la Banque du Canada procèdent à une hausse des taux au premier trimestre de cette année. La question que beaucoup d’entre nous se posent est la suivante : ce cycle de hausse va-t-il détruire la dynamique du marché boursier? La réponse dépend du rythme et des taux finaux, mais pas du moment de la première hausse. Le taux final est le taux de prêt maximal que la banque centrale pourrait appliquer avant que l’économie ne tombe en récession. Au cours d’un cycle normal, ce taux peut atteindre 5 %. Depuis les turbulences financières mondiales, nous vivons dans une « nouvelle normalité » : la dette est nettement plus importante et les taux sont plus bas. Lors du dernier cycle, le taux des fonds fédéraux a atteint un sommet à 2,75 % aux États-Unis en 2018. Avec un endettement encore plus important après le début de la pandémie, nous estimons que le taux final se situe entre 2 et 2,5 %, et très probablement dans la partie inférieure de la fourchette.

 

Nous pensons que les banques centrales prendront leur temps pour relever les taux. Compte tenu de l’importance de la dette, l’impact de chaque hausse de 25 points de base sera plus douloureux que la normale. Au Canada, l’hypothèque représente une part importante des dépenses de chaque ménage. Les premières hausses seront plus acceptables/tolérables. Cela signifie que le rythme sera plus rapide au début et s’estompera. Au total, il faudra peut-être 2 à 3 ans pour atteindre les 2 %. Il est important de noter que même si nous atteignons les taux finaux, les revenus d’intérêts restent inférieurs à l’inflation. Les investisseurs continueront à privilégier les actions car nous avons besoin de croissance pour compenser la perte de revenus. La récession n’étant peut-être pas pour tout de suite, les bénéfices des sociétés peuvent continuer à croître, et très probablement bien au-delà de l’inflation et de leur coût d’emprunt plus élevé. Il y a aussi des secteurs qui sont moins sensibles aux taux car la demande est inélastique. Par exemple, les services publics, les produits de base, les soins de santé et les technologies. Nous privilégions les soins de santé et les technologies, car ces deux secteurs présentent également un profil de croissance. L’inflation et les taux d’intérêt auront sans aucun doute une incidence sur notre vie, mais l’impact sur les investissements sera probablement négligeable.

À propos de l’auteur

Alfred Lam


Alfred Lam, CFA

Vice-président principal et directeur des placements
Gestion d’actifs multiples CI

Alfred Lam, CFA, vice-président principal et directeur des placements, dirige l’équipe de Gestion d’actifs multiples CI. M. Lam possède plus de 18 ans d’expérience en construction de portefeuilles, répartition de l’actif, sélection des gestionnaires et des fonds et en gestion du risque. Au sein de CI, M. Lam a contribué à l’élaboration et à la gestion des solutions de placement CI, grâce à l’apport d’idées uniques et d’approches rigoureuses, comme la stratégie de gestion des positions de change, qui est axée sur la tendance à revenir à la moyenne, l’investissement dans des portefeuilles non indiciels et concentrés, et une approche novatrice de gestion des risques. En plus de la désignation CFA, M. Lam est titulaire d’un MBA de la Schulich Shool of Business de l’Université York et membre du CFA Institute et du Toronto CFA Society..

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Publié le 3 février 2022.