13 janvier 2026
Actions nord-américaines – Des tarifs douaniers à la technologie : les leçons tirées de 2025 et perspectives
Transcription
Je vous souhaite une bonne année, en ce 5 janvier 2026. J’espère que tout le monde a pu bien se reposer. Les marchés se sont relativement bien comportés, ce qui n’a pas nécessairement déclenché de comportements de crise, mais on commence clairement 2026 sur les chapeaux de roue, puisque les États-Unis sont intervenus au Venezuela et ont transporté Maduro à New York pour faire face à des accusations de trafic de drogue. Nous verrons comment cette situation évolue. Nous y reviendrons peut-être, mais passons en revue l’année 2025. On a tenu le coup. On s’en est sortis. Une année folle. Quand on repense à tout ce qui s’est passé, je ne vais pas tenter de tout récapituler, mais on se souvient notamment de la volatilité du mois d’avril liée à la menace tarifaire, puis de l’évolution jusqu’à la fin de l’année, avec un marché qui a tant bien que mal atteint des sommets historiques, ou très proches de ceux-ci. Alors évidemment, on se demande : « Est-ce que le fait que le marché soit proche de ses sommets historiques crée un risque pour cette année? » Pour répondre à cette question d’entrée de jeu, je pense qu’il y a deux choses qui créent des corrections spectaculaires ou des périodes où il serait judicieux de se retirer du marché. Soit les actions sont incroyablement surévaluées, soit nous sommes sur le point d’entrer dans un cycle de resserrement substantiel et prolongé des banques centrales. Et je pense que sur ces deux fronts, les choses allaient plutôt bien. Je suis conscient de la conversation autour des valorisations liées à l’IA. Elles ne sont pas excessives. Nous en avons parlé dans d’autres balados. Ces titres se négocient à des multiples autour de 20 fois, comparativement aux 100 fois des années 1990, c’est très différent. Les marchés privés, encore une fois, pourraient être un cas différent et c’est quelque chose que nous surveillons. Mais les valorisations des marchés publics ne sont pas hors de contrôle. Et franchement, le marché est globalement aligné sur sa tendance à long terme. Et ce qui sous-tend cela, c’est qu’en théorie, on s’attend à ce que les marchés atteignent des sommets historiques chaque année, simplement en raison de l’inflation combinée à un peu de croissance réelle du PIB. Ce chiffre nominal devrait donc tirer les marchés vers le haut. Les actions, qui représentent des participations dans des entreprises, sont en fait d’excellentes couvertures contre l’inflation. L’inflation, c’est l’augmentation des prix. Et ceux qui répercutent les hausses de prix, ce sont ces entreprises. Donc, en théorie, cette valeur devrait augmenter. Nous n’avons donc pas besoin d’avoir une crainte intrinsèque des sommets historiques. Il nous suffit d’examiner la situation à l’aube de 2026. Les deux grandes tendances qui ont porté 2025 étaient l’or et l’IA. Et franchement, il est intéressant de constater que le TSX a surpassé le S&P l’année dernière, ce qui s’est produit deux fois en quatre ans. Et il est plutôt rare que le Canada surpasse les États-Unis. Donc, deux fois en quatre ans, c’est certainement intéressant. Mais en ce qui concerne l’IA, il y a beaucoup de commentaires sur le sujet. La question que je poserais peut-être est la suivante : quand le rendement du capital investi de toutes ces dépenses en capital sera-t-il au rendez-vous, quand va-t-il se matérialiser? Cela n’aura pas d’importance. Ces dépenses ne vont pas s’arrêter. Elles sont désormais incontournables. Si vous voulez offrir un service, il y aura une composante agentive qui y sera associée. Pensez à l’assemblage de meubles. Il suffit de numériser un code et le téléphone vous donne une vidéo complète sur la manière exacte de procéder, en temps réel même. Vous pouvez lui montrer des pièces. Quoi qu’il en soit, ces dépenses ne vont pas s’arrêter, dans le sens où personne ne se demande, lorsque l’on crée un site web, quel sera le rendement du capital investi. Il est simplement nécessaire d’avoir un site web. Vous croyez que Walmart voulait développer une activité de commerce électronique? Non, ils y étaient simplement obligés. Personne n’a demandé quel serait le rendement du capital investi. Il fallait simplement le faire pour exploiter une entreprise dans le monde d’aujourd’hui. Nous ne voyons donc pas de ralentissement de l’infrastructure derrière les dépenses en capital, et nous assisterons simplement à la poursuite du développement des cas d’utilisation. Encore une fois, les valorisations ne sont pas folles. Cela ne veut pas dire qu’il ne peut pas y avoir de volatilité, mais nous considérons que cette tendance reste solide. L’or est plus difficile à juger. Il s’agit d’un domaine de négociation dicté par le sentiment. Cela dit, je dirais que ce qui alimente ce sentiment d’aversion au risque demeure probablement en place. Je pense qu’il existe beaucoup de préoccupations, notamment à propos de l’administration actuelle, l’administration Trump, quant au fait qu’elle ne respecte pas la séparation des rôles entre la politique monétaire et la politique budgétaire. Il s’agit d’un président qui souhaiterait exercer une grande influence sur beaucoup de choses. Et je pense que ceux qui croient à l’ordre mondial tel qu’il existe, certainement les pays développés, tiennent à cette séparation. L’influence accrue sur les banques centrales crée donc un risque d’inflation, ce qui pourrait en fin de compte créer un cycle de resserrement prolongé. À court terme, la situation est probablement acceptable, mais il s’agit assurément d’un élément à surveiller. Il y a aussi les questions liées au droit international et nous verrons ce qui se passera au Venezuela. Maintenant que le gouvernement, ou du moins le dirigeant du gouvernement, a été destitué, il semble que ceux qui restent se positionnent pour prendre le pouvoir, et nous verrons ce que les États-Unis feront pour effectivement gérer le pays, sans même parler de l’investissement dans ses ressources. Et franchement, une offre additionnelle de pétrole sur le marché, dans un contexte de préoccupations liées à l’abordabilité, pourrait avoir une influence importante sur les élections de mi-mandat; le pétrole est évidemment un facteur clé de l’abordabilité. Les banques centrales l’excluent de leur mesure de référence parce qu’il peut être très volatil. Mais lorsqu’il s’agit du consommateur, c’est une question de pouvoir d’achat. Et si l’essence est moins chère, si le chauffage à base de combustibles fossiles coûte moins cher, cela est plutôt favorable aux dépenses de consommation. Il y a donc beaucoup de choses à surveiller. Je pense que le dernier point concerne le marché de l’emploi, dont le portrait est mitigé, et certainement pas solide. Nous entendons de plus en plus parler de licenciements, qu’ils soient ou non liés à l’IA. Il s’agit souvent d’un subterfuge qui permet aux entreprises de se restructurer de manière routinière. Mais si le marché de l’emploi continue de se détériorer, cela suggérerait clairement que nous n’allons certainement pas relever les taux et que nous continuerons probablement à les réduire. Le mandat du président Powell prend toutefois fin au début de l’année, et nous verrons à quoi ressemblera cette transition. Tout cela pour dire, encore une fois, que la situation en ce début d’année est probablement acceptable. Les valorisations ne sont pas déraisonnables et il est peu probable que nous entrions dans un cycle de resserrement marqué, mais avec pas mal de choses à surveiller. Quoi qu’il en soit, nous continuerons d’en discuter une fois par mois. J’espère que vous allez bien. J’espère que vous avez passé de bonnes vacances. Il y a beaucoup de virus qui circulent, alors j’espère que vous y avez survécu. Et nous nous reparlerons dans un mois.
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