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13 October 2021

Les arguments en faveur des actions 

Alors que nous entrions dans la seconde moitié de 2021, les investisseurs se sont concentrés sur trois préoccupations principales :

 

·       Le variant Delta de la COVID-19;

·       Le taux de croissance maximum, masse monétaire et valorisations;

·       L’assouplissement des subventions gouvernementales.

 

Ce mois-ci, nous expliquons pourquoi, malgré ces préoccupations, il est toujours judicieux de surpondérer l’exposition aux actions dans nos portefeuilles.

 

La course contre Delta

 

Le variant Delta est responsable de la majorité des nouveaux cas de COVID-19. Bien qu’il s’agisse d’un obstacle à notre retour à la normale, il est peu probable qu’il déclenche des lockdowns (ce qui serait un revers pour les économies). Au Canada et dans d’autres pays développés, un pourcentage important de la population est vacciné. Les personnes vaccinées qui contractent la COVID-19 ne présentent pas ou peu de symptômes. Au Canada, environ 70 à 80 % des nouveaux cas sont découverts chez des personnes non vaccinées qui représentent 30 % de la population globale. Ces cas diminueront probablement à mesure que les personnes non vaccinées contracteront la COVID-19 et développeront une immunité collective ou choisiront de se faire vacciner. La réalité est que nous devrons vivre avec ce virus et adapter notre mode de vie (ce qui inclut probablement de recevoir régulièrement des vaccins).

 

Les marchés évoquent parfois le variant Delta comme cause de volatilité. Nous ne sommes pas d’accord. Même si les économies peuvent croître en dessous de leur plein potentiel en 2021, alors que les gens reviennent lentement à leur style de vie normal (et à leurs habitudes de consommation), la demande refoulée, soutenue par l’épargne, sera libérée au cours des prochains trimestres. Cela devrait favoriser une reprise plus durable.

 

Les hauts et les bas

 

Croissance économique

 

Même si les taux de croissance ont atteint un sommet, nous sommes encore aux premiers stades de la reprise et les économies continuent de croître. Nous prévoyons que le Canada et les États-Unis connaîtront une croissance d’environ 6 % cette année, suivie d’un autre taux supérieur à la moyenne d’au moins 4 % en 2022. Certaines des contraintes de croissance récentes étaient liées à l’offre et s’amélioreront avec le temps, comme ce fut le cas pour le bois d’œuvre au début de cette année. Vous avez peut-être aussi entendu parler de la pénurie mondiale de puces, qui pourrait se poursuivre jusqu’en 2022. Les puces, utilisées dans l’électronique grand public et même dans les automobiles, ont connu des pénuries causées par la montée en flèche des prix. Cela s’est traduit par une demande « plus faible », certains consommateurs choisissant d’attendre.

 

Les banques centrales et les mesures de relance budgétaire

 

Les banques centrales du monde entier ont augmenté leurs bilans de 62 % (10) billions de dollars américains depuis décembre 2019* (par l’augmentation de la masse monétaire sur le marché). Cela ne durera pas éternellement. Nous prévoyons que les banques centrales commenceront à se retirer en 2021 (à noter que la Banque du Canada a déjà commencé) et que la masse monétaire atteindra son maximum au niveau mondial en 2022. La bonne nouvelle, c’est que la vitesse de circulation de l’argent va continuer à augmenter car il est non seulement épargné mais aussi dépensé. Cela signifie que les impacts positifs seront des impacts durables.

 

Marchés boursiers et taux d’intérêt

 

Les marchés boursiers se négocient à des valorisations supérieures à la normale. Et ce n’est pas la seule aberration :

 

·       Les taux d’intérêt sont proches de zéro

·       Les rendements obligataires sont inférieurs à l’inflation sur toute la courbe

·       Les investisseurs ne gagnent rien en laissant leur argent dans leurs comptes d’épargne

 

D’autre part, les emprunts sont extrêmement bon marché. Aux États-Unis, vous pouvez obtenir un prêt hypothécaire à taux fixe sur 30 ans pour moins de 3 %, contre plus de 7 % à d’autres périodes. Plus important encore, les bénéfices des entreprises sont en hausse. Les évaluations sont mesurées par deux variables : les prix et les bénéfices. Si les prix augmentent mais pas les bénéfices, c’est un problème. Nous prévoyons que les bénéfices progresseront à un rythme plus rapide que les prix, ce qui ramènera les valorisations à moins de 20x (plus de 20x est considéré comme élevé par de nombreux investisseurs).

 

En matière d’emploi

 

Lorsque les conditions d’emploi s’amélioreront, les gouvernements commenceront à réduire les subventions. Il est normal de penser que les gens doivent retourner au travail pour être payés. Les subventions seront certes réduites, mais leurs flux de trésorerie seront remplacés par les salaires. Le marché de l’emploi est en pleine effervescence, car de nombreuses entreprises augmentent les salaires pour retenir et embaucher.

 

Le rôle du gouvernement

 

Nous avons vu des situations extraordinaires au cours des 12 derniers mois et nous nous attendons à ce qu’il en soit de même pour les 12 prochains. Les actions resteront les placements préférés, grâce à la croissance et à la poursuite d’une politique accommodante. L’augmentation de notre capital n’est pas une option car l’inflation devrait rester à des niveaux élevés.

 

Les politiques ont rarement un impact à long terme sur les performances, mais cela vaut la peine de les surveiller. Au Canada, l’élection fédérale a vu les libéraux obtenir le plus de voix pour former un autre gouvernement minoritaire. Les marchés ont largement ignoré les élections, tant dans la période qui a précédé que dans celle qui a suivi, car les investisseurs ne voient que très peu de changements dans les politiques fiscales des deux partis. Nous continuons à investir une grande partie de notre portefeuille à l’extérieur du Canada à des fins de diversification et pour avoir accès à certains secteurs et à des sociétés individuelles de qualité.

 

De toute évidence, le gouvernement n’est pas égal à l’économie et l’économie n’est pas égale aux bénéfices des entreprises. Toutefois, cela est peut-être moins vrai pour la Chine. Le gouvernement central a récemment annoncé un nouveau thème de « prospérité commune » pour orienter la répartition des richesses dans le pays. Tout cela est logique pour un régime socialiste/communiste mais constitue un cauchemar potentiel pour les capitalistes/investisseurs. Nous avons vu le gouvernement lancer des politiques ciblées sur les secteurs de l’éducation, de l’immobilier et de la technologie, réduisant considérablement leur capacité bénéficiaire; réduisant les profits des investisseurs (« les riches ») et subventionnant les consommateurs (« les pauvres »). Il reste à savoir dans quelle mesure les bénéfices seront touchés, c’est pourquoi nous maintenons actuellement une sous-pondération de la Chine.

 

Répartition tactique d’actifs

 

Nous avons une vision à long terme lorsqu’il s’agit de construire nos portefeuilles. Mais les deux dernières années nous ont rappelé que les ajustements tactiques peuvent survenir au moment où l’on s’y attend le moins. Lorsque le monde commencera à revenir à la normale (ou à une version révisée de celle-ci), nous profiterons de la flexibilité de nos mandats pour maintenir vos investissements sur la bonne voie et rechercher de nouvelles opportunités. 

À propos de l’auteur

Alfred Lam


Alfred Lam, CFA

Vice-président principal et directeur des placements
Gestion d’actifs multiples CI

Alfred Lam, CFA, vice-président principal et directeur des placements, dirige l’équipe de Gestion d’actifs multiples CI. M. Lam possède plus de 18 ans d’expérience en construction de portefeuilles, répartition de l’actif, sélection des gestionnaires et des fonds et en gestion du risque. Au sein de CI, M. Lam a contribué à l’élaboration et à la gestion des solutions de placement CI, grâce à l’apport d’idées uniques et d’approches rigoureuses, comme la stratégie de gestion des positions de change, qui est axée sur la tendance à revenir à la moyenne, l’investissement dans des portefeuilles non indiciels et concentrés, et une approche novatrice de gestion des risques. En plus de la désignation CFA, M. Lam est titulaire d’un MBA de la Schulich Shool of Business de l’Université York et membre du CFA Institute et du Toronto CFA Society..

À propos de l’auteur

Marchello Holditch


Marchello Holditch, CFA, CAIA

Vice-présidente et gestionnaire de portefeuille
Gestion d’actifs multiples CI

Marchello Holditch, CFA, CAIA, vice-président et gestionnaire de portefeuille, supervise les programmes d’investissement multi-gestionnaires et multi-actifs de CI. Il est responsable de la gestion des portefeuilles multi-actifs des clients institutionnels et privés de CI et est membre du comité d’investissement multi-actifs de CI. Auparavant, M. Holditch dirigeait le service de recherche et de surveillance des gestionnaires de portefeuille de CI et a été responsable de l’évaluation des gestionnaires de portefeuille de tous les fonds de CI. Avant de se joindre à CI, M. Holditch a travaillé pour une des principales sociétés de services-conseils à l’échelle mondiale, en aidant de nombreux clients institutionnels dans les domaines de la budgétisation des risques et de la modélisation de l’actif et du passif, ainsi que dans la recherche et la sélection des gestionnaires de placement. Il est titulaire d’un baccalauréat en mathématiques avec distinction en science actuarielle de l’Université de Waterloo et détient le titre de CFA..

* Le calcul comprend des données de la Réserve fédérale américaine, de la Banque du Japon, de la Banque centrale européenne, de la Banque d’Angleterre, de la Banque du Canada, de la Banque royale d’Australie et de la Banque nationale suisse.

 

AVIS IMPORTANTS

 

Ce document est fourni à titre de source générale d’information et ne doit pas être considéré comme un conseil personnel, juridique, comptable, fiscal ou d’investissement, ni être interprété comme un soutien ou recommandation d’une entité ou d’une valeur mobilière discutée. Tous les efforts ont été déployés pour s’assurer que l’information contenue dans ce document était exacte au moment de sa publication. Les conditions du marché pourraient varier et donc influer sur les renseignements contenus dans le présent document. Nous recommandons aux particuliers de demander l’avis de professionnels, le cas échéant, au sujet d’un investissement précis. Les investisseurs devraient consulter leur conseiller professionnel avant d’apporter tout changement à leurs stratégies d’investissement. 

 

Les opinions formulées dans ce document sont exclusivement celles des auteurs et ne doivent pas être utilisées ni interprétées comme un conseil en investissement, une incitation ou une recommandation concernant toute entité ou tout titre commenté.

 

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Publié le 13 octobre 2021.