13 avril 2026
Actions nord-américaines : ce qui s’est passé en mars et ce que cela signifie pour les investisseurs
Transcription
PETER HOFSTRA : Bonjour à tous. Nous sommes le 6 avril 2026. Je suis Pete Hofstra et je suis là pour vous offrir une mise à jour sur les actions nord-américaines. Avant toute chose, j’espère que vous avez tous passé un excellent long week-end, que vous avez pu passer du temps avec vos proches et profiter de tous ces bons moments. Nous voilà lundi, de retour au travail. Mars a été un mois difficile. Je crois qu’on en connaît tous la raison. Mais avec l’incertitude géopolitique que l’on observe, qui se manifeste dans les prix du pétrole, surgissent toutes sortes d’autres incertitudes : risque inflationniste, risque sur les dépenses de consommation, et ainsi de suite. Je pense qu’on comprend pourquoi les marchés ont traversé une période difficile en mars. Même l’or, ce qui est peut-être le plus intéressant. Ce rôle de valeur refuge ne s’est pas vraiment concrétisé en mars. C’est peut-être parce qu’il était quelque peu surévalué l’an dernier – mais en temps normal, si les choses continuent de se détériorer, l’or et le dollar américain seraient les valeurs refuges vers lesquelles se tourner. Mais commençons peut-être par là. Partons du niveau macro. Et établissons un schéma des probabilités selon différents scénarios. On pourrait s’attarder sur le conflit lui-même et tenter de spéculer sur les motivations des parties et les voies de sortie possibles. C’est probablement une discussion qui vaut la peine d’être menée. Nous avons ces conversations en interne pour tenter de repérer les signaux et de déterminer sur quelle trajectoire nous nous trouvons – sans pour autant nous ancrer à un résultat particulier. Et il faut le dire : personne ne contrôle entièrement la situation. Ni Trump. Ni les Israéliens. Ni les Iraniens. Cela crée donc un problème à trois corps, et on se retrouve face à une infinité de combinaisons possibles quant à la trajectoire que cet objet pourrait suivre. Les Israéliens souhaitent peut-être un changement de régime, là où les États-Unis se contentent de vouloir réduire les capacités militaires et nucléaires de l’Iran. Or, le changement de régime, c’est difficile. On l’a vu dans d’autres guerres. On l’a vu avec d’autres forces d’invasion. Et même si une majorité d’Iraniens souhaiterait probablement voir un changement de régime et la fin du pouvoir des ayatollahs, ce sont ces derniers qui détiennent les armes. On l’a vu lors des manifestations passées : la Garde révolutionnaire est effectivement prête à assassiner ses propres citoyens pour protéger le régime. Je crois donc que cet équilibre des forces est bien ancré dans les faits. Il faudrait une force d’invasion pour provoquer un changement de régime. Si tel est l’objectif, cela pourrait certainement engendrer une longue période d’incertitude. En revanche, si les États-Unis sont simplement là pour travailler avec leurs alliés du Moyen-Orient et affaiblir le complexe militaire iranien, ils pourraient revendiquer la victoire assez rapidement et passer à autre chose. Quoi qu’il en soit, tout cela pour dire qu’il règne beaucoup d’incertitude autour de cette situation. Encore une fois, regardons les scénarios extrêmes. Si la situation se prolonge et que le pétrole reste élevé, les pressions inflationnistes seront au rendez-vous; on peut se référer à 2022 pour voir à quoi ça ressemble. Ce n’est bon pour aucune catégorie d’actifs. Pas bon pour les actions. Pas bon pour les obligations. Certainement pas bon pour l’immobilier. L’or et le dollar américain peuvent s’en tirer, mais c’est clairement un contexte où l’on veut maintenir un portefeuille équilibré offrant cette exposition. On ne vend pas dans un tel environnement, parce que le marché finira par remonter. La pire chose que l’on puisse faire, c’est de manquer les premiers jours d’un rebond, car ils ont tendance à être les plus substantiels. Et c’est en effet l’autre scénario : d’une minute à l’autre, un cessez-le-feu pourrait être annoncé, ainsi qu’une voie vers la paix. Ça ne signifie pas nécessairement que le pétrole recommencera à couler le lendemain. On sait que ça prendra du temps. On sait qu’il y a de nombreux pétroliers à l’ancre de part et d’autre du détroit d’Ormuz. Et on sait que beaucoup d’infrastructures ont été endommagées. Mais ça n’aura pas d’importance. Le marché regardera au-delà de tout cela. Le marché des actions en particulier est tourné vers l’avenir. Donc, si une voie vers la paix se dessine, on sait que Donald Trump ne voudrait rien de plus que des prix du pétrole bas et une économie solide à l’approche des élections de mi-mandat. C’est donc l’autre côté de la médaille : on pourrait assister à un fort rebond. Encore une fois, tout ça pour dire : ne jouez pas trop à la devinette. Nous faisons beaucoup en interne, au niveau des portefeuilles, pour tenter de gérer la situation et d’atténuer ces différents risques. On peut acheter des options de vente pour se prémunir contre le risque extrême, ajouter une exposition au secteur de l’énergie, ajouter une exposition à l’or – et même pour un portefeuille axé sur la qualité, il peut valoir la peine d’avoir une certaine exposition pour se protéger contre ces différents risques. Mais nous voulons aussi saisir les occasions. On a déjà parlé du secteur des logiciels, mais comme on le sait, celui-ci vient avec son propre lot d’incertitudes liées à l’IA. Mais maintenant, regardons l’infrastructure d’IA. Ça semble être un positionnement évident. On sait que les dépenses sont robustes, comme en témoigne la levée de capitaux qu’OpenAI vient de réaliser. Et ces titres ont baissé de façon substantielle dans ce climat d’incertitude. On se retrouve donc avec des fondamentaux qui ont une forte probabilité d’être nettement plus solides, et ces sociétés se négocient parfois à des multiples historiquement bas. Il y a donc des occasions sur le marché. On veut regarder au-delà de la situation actuelle. On veut saisir les occasions – notamment les applications de l’IA dans ce conflit. Je ne me prononce pas sur le plan moral ici, mais ce qui se fait grâce à l’IA est remarquable. Ce sont toujours les humains qui prennent les décisions importantes. Mais j’ai lu de bons articles sur la façon dont les objectifs sont désignés, et comment, avec deux jours d’avance, l’IA peut agréger n’importe quoi, à partir de publications sur les réseaux sociaux d’un individu jusqu’aux mouvements de la Garde révolutionnaire, en passant bien sûr par les images satellites – le tout pour déterminer s’il s’agit de matériel militaire, de mouvements de troupes, ou autre. C’est pourquoi, lorsque Trump dit que si l’on n’ouvre pas le détroit, on s’en prendra à ceci ou à cela, c’est parce qu’il a vu la liste des cibles potentielles générées par l’IA. Tout cela pour dire : les cas d’utilisation de l’IA (celui-ci n’étant certes pas le plus reluisant du point de vue de son impact sur l’humanité et les infrastructures) sont néanmoins très substantiels. Ce thème demeure donc intact, et crée de véritables occasions au sein du marché. Donc, pour résumer : l’incertitude est bien réelle. Nous faisons ce que nous pouvons pour équilibrer la répartition des probabilités et veiller à ce que les portefeuilles ne soient pas trop exposés. Que les choses se détériorent ou s’améliorent, il existe des façons de s’assurer d’être positionné aux deux extrémités – à la fois protégé et exposé de manière constructive. Et c’est ce que nous nous efforçons de faire. On s’arrêtera peut-être là pour aujourd’hui. La situation est toujours dynamique. Nous serons donc heureux de rester en contact et de faire le point avec vous le mois prochain. Portez-vous bien.
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