Le côté humain du conseil : soutenir les clients en cas de deuil et de perte

A senior Hispanic man consults with Asian and Caucasian financial advisors in a bright office, discussing strategies with focus and professionalism.

Après plusieurs années dans le domaine, on comprend que le conseil financier ne consiste pas seulement à gérer de l’argent. Il consiste aussi à accompagner les gens tout au long de leur vie.

Les clients arrivent avec leurs objectifs, leurs craintes, leur dynamique familiale, leurs préoccupations liées à leur santé, les transitions qu’ils vivent et, éventuellement, leur deuil. Ils vivent le deuil d’un conjoint, d’un parent, d’un frère ou d’une sœur, d’un enfant, de leur entreprise, de leur autonomie ou encore d’une période révolue de leur vie. Les conseillers sont souvent présents dans ces moments, mais peu d’entre eux ont reçu une formation leur permettant de savoir quoi dire, comment réagir ou comment gérer eux-mêmes cette charge émotionnelle.

Le deuil se manifeste aussi de façons moins évidentes. Les conseillers peuvent vivre un deuil lorsqu’un client de longue date décède. Ils peuvent ressentir une forme de perte plus discrète lorsqu’une relation importante prend fin en raison de l’attrition de la clientèle. Étant donné que ces expériences sont rarement exprimées, de nombreux conseillers les portent en silence.

Cet article explore trois situations où le deuil se manifeste dans le travail du conseiller : lorsqu’un client s’en va, lorsqu’un client décède et lorsqu’un client fait appel à vous pendant son deuil. Il propose également des façons concrètes de réagir avec clarté, compassion et assurance.

Lorsqu’un client vous quitte : le deuil silencieux de l’attrition

L’attrition s’accompagne d’une forme particulière de solitude, car personne n’envoie de fleurs lorsqu’un client vous quitte. Il n’y a aucun rituel, aucune reconnaissance et, bien souvent, aucune explication claire. Pourtant, cette perte peut tout de même être douloureuse. Perdre un client, surtout un client que vous accompagnez depuis des années, s’accompagne d’une forme de deuil qui lui est propre. L’attrition peut sembler personnelle et vous amener à vous remettre en question en vous demandant : « Qu’est-ce qui m’a échappé? » ou « Qu’aurais-je pu faire différemment? »

Bien sûr, la fin d’une relation avec un client n’est pas comparable au décès d’une personne. Mais cela peut tout de même créer un sentiment de perte : perte d’un lien, perte de confiance, perte d’identité et perte d’une relation dans laquelle vous vous êtes sincèrement investi.

Vous n’êtes pas seulement blessé. Vous êtes déconcerté. Vous avez fait partie de leur vie à travers des changements d’emploi, des naissances, des divorces et des départs à la retraite. Vous avez célébré leurs réussites avec eux et les avez aidés à traverser les moments les plus difficiles de leur vie. Puis, soudain, ils disparaissent, parfois sans véritable explication.

Les conseillers essaient souvent de dépersonnaliser cette perte en parlant de « roulement » ou de « simple réalité des affaires ».  Ce langage est parfois utile. Mais il peut aussi empêcher les conseillers de reconnaître que cette relation comptait.

Voici quelques stratégies pour vous aider à faire face à ce type de deuil.

Mener un examen de départ approfondi

Les conseillers perçoivent souvent l’attrition comme un échec, mais une réflexion structurée aide à distinguer les émotions des enseignements. Les clients partent pour de nombreuses raisons qui échappent complètement à votre contrôle. Certains confient leurs affaires à un membre de leur famille. Certains veulent simplement changer pour le simple fait de changer. Commencez par vous demander : « Quelle partie de la relation était sous mon contrôle? »

Au lieu de ruminer, réfléchissez de façon intentionnelle. Demandez-vous : « Ai-je fait le meilleur travail possible pour ce client? » Si la réponse est oui, vous pouvez être assuré que vous leur avez apporté quelque chose de précieux, quelque chose qu’ils ne recevront peut-être jamais ailleurs, même s’ils ne s’en rendent pas compte pour le moment.

Poussez ensuite cet examen un peu plus loin. Demandez-vous ce que cette relation vous a appris, notamment sur le profil de votre client idéal. Profitez-en pour discuter avec votre équipe des leçons tirées de votre travail avec ce client au fil du temps. Concentrez-vous sur ce que vous pourriez améliorer à l’avenir. Même si vous avez offert une valeur exceptionnelle, il y a toujours place à l’amélioration. Un retour réfléchi et honnête transforme cette perte en enseignements dont vous pouvez tirer parti plutôt qu’en autocritique.

Revenir à sa raison d’être

L’attrition peut vous amener à remettre en question votre valeur. Revenez à la raison d’être de votre travail : aider les familles à prendre des décisions éclairées, accompagner les gens dans les transitions de la vie et être une présence stable. Communiquez avec quelques clients de longue date, ne serait-ce que pour prendre de leurs nouvelles, afin de vous rappeler les relations qui sont solides, stables et importantes.

Rappelez-vous qu’un départ ne définit pas l’ensemble de votre impact.

Lorsqu’un client décède : la perte à laquelle personne ne vous prépare

Perdre un client est une expérience difficile qui se situe dans une zone grise.  Ce n’est pas la même chose que perdre un ami, mais ce n’est pas non plus simplement la fin d’une relation d’affaires. Le lien était professionnel, mais il était aussi personnel. L’argent touche tous les aspects de notre vie, et il est naturel que le fait d’être au service d’un client à cet égard crée une intimité professionnelle difficile à quantifier.

Lorsque l’appel arrive, la tristesse et le sens des responsabilités arrivent souvent en même temps. Vous devrez peut-être aider la famille à clore le chapitre financier de la vie du client tout en absorbant la perte d’une personne dont vous avez appris à connaître l’histoire au fil de nombreuses années.

Vous vous souviendrez peut-être de la première rencontre, de la confiance qui s’est développée au fil du temps et des détails personnels qui vous ont été confiés en cours de route. Dans certains cas, la confiance qu’ils vous accordaient était différente de celle qu’ils accordaient à toute autre personne : pratique, privée et profondément personnelle.

Reconnaître et accepter ses émotions

Les conseillers ressentent souvent une pression pour demeurer calmes et « professionnels », mais perdre un client est une expérience humaine. Vous permettre de ressentir ce que vous ressentez fait partie du processus de deuil et n’est pas un signe de faiblesse. Le deuil devient plus lourd lorsque vous tentez de le faire taire. Mettre des mots sur ce que vous ressentez, qu’il s’agisse de tristesse, de culpabilité, de soulagement ou de confusion, est la première étape pour intégrer cette perte plutôt que de la porter en silence.

Prendre une période de récupération

Une courte pause après la perte d’un client n’est pas un luxe. Cela fait partie d’un processus sain. Appeler cela une « journée de remise à zéro » ou une « période de récupération » donne un sens à ce temps et vous aide à prendre du recul sans culpabilité afin de revenir les pieds sur terre et pleinement présent.

S’accorder un temps de recueillement personnel

L’une des choses les plus saines qu’un conseiller puisse faire est de trouver la grâce par l’amour et l’acceptation. La grâce est ce qui émerge de l’espace entre l’amour et l’acceptation : de la bienveillance envers vous-même, un adoucissement plutôt qu’un durcissement, et la capacité de faire vivre la relation d’une manière qui rend hommage à la personne plutôt qu’à la douleur. Commencez par accepter que vous ne pouvez pas changer ce qui s’est produit, seulement la façon dont vous y réagissez.

Écrivez une courte note à votre intention au sujet du client et de ce que vous avez le plus apprécié chez lui et dans la relation que vous avez partagée. Prenez le temps de réfléchir à la personne qu’il était au-delà du travail que vous avez accompli ensemble. Considérer cette perte comme le privilège d’avoir fait partie de son parcours peut vous aider à vivre votre deuil avec davantage de gratitude et de reconnaissance, tout en vous rappelant que le lien qui vous unissait comptait réellement.

Les clients en deuil : comment les conseillers peuvent répondre avec bienveillance

Lorsqu’un client perd son conjoint, un parent, un frère, une sœur, un enfant ou un être cher, le plan financier n’est peut-être plus la priorité. À ce moment-là, le client peut avoir davantage besoin de compassion que de directives, de patience que de processus et de présence que de conseils.

Les conseillers peuvent être tentés de réagir au deuil comme ils réagissent à la complexité : en organisant, en trouvant des solutions et en passant aux prochaines étapes. Ces compétences auront leur importance plus tard. Mais dans les premiers moments du deuil, aller trop vite peut donner au client l’impression d’être pris en charge plutôt que soutenu. Les prochaines étapes logiques seront probablement mieux accueillies et mieux retenues une fois le choc initial passé.

Les clients en deuil ont souvent besoin de quelqu’un prêt à les accompagner dans cette épreuve, sans chercher à tout régler trop rapidement. Les conseillers ne sont pas des spécialistes du deuil, et ils n’ont pas à le devenir. Mais ils peuvent faire preuve de compassion de façon intentionnelle, être préparés et savoir reconnaître le moment où les clients ont besoin d’un soutien supplémentaire.

Voici quelques façons concrètes de soutenir les clients en deuil.

Savoir quoi dire

Lorsque vous présentez vos condoléances, commencez par reconnaître simplement la perte. La formule « Je suis vraiment désolé pour votre perte » est une réponse courante, mais à elle seule, elle peut paraître banale ou mécanique, surtout lorsque les émotions sont à vif et que le client souffre. Vous pouvez lui donner davantage de sens en ajoutant immédiatement une remarque plus personnelle, par exemple : « Je sais à quel point cette personne comptait pour vous. » Ce simple ajout transforme un message de condoléances générique en un reflet sincère de la relation et aide le client à se sentir vu, soutenu et compris dans un moment douloureux.

Vous pouvez également faire suivre vos paroles de condoléances d’une reconnaissance délicate de la réalité émotionnelle du client. Une phrase comme « Je ne peux qu’imaginer ce que vous traversez » fonctionne bien, car elle exprime de l’empathie sans présumer que vous comprenez pleinement ce que vit le client. Elle montre que vous reconnaissez la profondeur de sa douleur et que vous êtes prêt à l’accompagner là où il en est, ce qui l’aide à se sentir soutenu plutôt que pris en charge.

Devenir la force stabilisatrice du client

Les clients en deuil ressentent souvent un brouillard cognitif, et même les tâches les plus simples peuvent leur sembler insurmontables. Votre rôle consiste à atténuer le sentiment d’être dépassé, à apporter de la clarté et à les aider à traverser cette période sans avoir l’impression d’être tirés dans toutes les directions. Soyez cette présence stable qui ralentit le rythme, filtre le bruit et les protège des pressions inutiles. Accordez la priorité à ce qui requiert réellement l’attention et reportez tout ce qui peut attendre. Protégez-les des interventions bien intentionnées, mais accablantes, de leur famille. Utilisez des phrases rassurantes comme : « Laissez-moi m’en occuper jusqu’à ce que vous soyez prêt », afin d’alléger leur fardeau émotionnel.

Protégez-les en reportant les décisions financières importantes pendant trente jours ou plus, au besoin. Concentrez-vous uniquement sur les priorités immédiates, comme les flux de trésorerie et les documents urgents, puis prévoyez un suivi lorsqu’ils auront retrouvé une plus grande clarté émotionnelle.

Dans les moments de deuil, votre calme, votre jugement et votre capacité à simplifier la prochaine étape sont peut-être ce dont le client a le plus besoin. Cela vous aide à vous positionner comme une force stabilisatrice plutôt que comme un donneur d'ordres.

Une stratégie globale pour bâtir un cabinet prêt à accompagner le deuil

Un cabinet prêt à accompagner le deuil reconnaît que la perte fait partie intégrante du travail de conseiller et non d’une perturbation occasionnelle. Il donne à l’équipe un langage commun, des processus clairs et une façon cohérente de soutenir les clients et de se soutenir les uns les autres dans les moments émotionnellement difficiles.

Lorsque le deuil est considéré comme faisant partie du travail plutôt que comme une perturbation, les conseillers et leurs équipes font preuve de plus de constance, de confiance et de compassion.

Créer un langage et un cadre communs

Un cabinet sensibilisé au deuil commence par un vocabulaire commun qui aide l’équipe à parler des situations chargées d’émotion avec clarté et confiance. Des termes comme « brouillard du deuil », « moment de recul » ou « moment de recueillement » donnent aux conseillers une façon de nommer ce qu’eux-mêmes et leurs collègues ressentent ainsi que la façon d’y répondre de manière cohérente. Un court guide de formation sur la présence émotionnelle et la communication empreinte de compassion peut renforcer ce cadre commun et faire en sorte que chacun aborde le deuil avec le même niveau d’attention.

Tenir de brefs bilans d’équipe ciblés

Dans le travail de conseiller, le deuil est souvent vécu individuellement, même si la relation avec le client était partagée au sein de l’équipe. Un bref bilan ciblé après le décès d’un client ou une perte difficile permet aux collègues de reconnaître ensemble ce moment, de réfléchir à la vie et à l’impact du client et de se soutenir mutuellement. Cette réflexion collective réduit l’isolement émotionnel, renforce la culture d’équipe et rappelle que le deuil fait naturellement partie d’un service à la clientèle porteur de sens.

Établir des normes d’équipe claires en matière de deuil

Un cabinet prêt à accompagner le deuil repose sur une déclaration simple, mais puissante : « Nous mettons des mots sur le deuil lorsqu’il se manifeste, qu’il soit le nôtre ou celui du client. » Cette norme encourage les conseillers et leurs équipes à reconnaître les réalités émotionnelles plutôt qu’à les contourner. Cela aide aussi l’équipe à reconnaître quand un collègue porte peut-être le poids d’un dossier difficile et favorise un climat où il devient naturel de prendre de ses nouvelles, d’offrir du soutien ou de redistribuer les tâches au besoin.

Fournir des ressources sur lesquelles les clients peuvent s’appuyer

Un cabinet prêt à accompagner le deuil dispose d’une liste de ressources soigneusement sélectionnées, notamment des groupes de soutien pour les personnes en deuil, des avocats spécialisés en succession, des conseillers en deuil et d’autres ressources que les conseillers peuvent proposer lorsque les clients ont besoin de plus qu’un accompagnement financier. Le fait d’avoir ces ressources à portée de main témoigne d’une bonne préparation et d’une réelle attention, tout en évitant que les clients aient à affronter seuls les conséquences émotionnelles et logistiques d’une perte.

Conclusion

Le deuil ne détourne pas du travail de conseil financier. Il en fait partie intégrante.

Les conseillers accompagnent leurs clients dans certains des moments les plus déterminants et les plus vulnérables de leur vie. Ce privilège s’accompagne d’une charge émotionnelle. Lorsque les conseillers apprennent à reconnaître le deuil, à y répondre avec bienveillance et à mettre en place des pratiques qui soutiennent à la fois les clients et les membres de leur équipe dans les périodes de perte, ils deviennent plus que de simples experts techniques. Ils deviennent des guides sur lesquels on peut compter dans les moments où l’on en a le plus besoin.

Mettre des mots sur le deuil ne rend pas le travail plus lourd. Cela rend le travail plus humain et cela aide les conseillers à être présents avec plus de clarté, de compassion et de sens.

Sources

  1. Ratcliffe, Matthew et Pablo Fernandez Velasco, « The Nature of Grief : Implications for the Neurobiology of Emotion », Neuroscience of Consciousness, décembre 2024.
  2. Duffy, Michael et Jennifer Wild, « Living with Loss : A Cognitive Approach to Prolonged Grief Disorder Incorporating Complicated, Enduring and Traumatic Grief », Behavioural and Cognitive Psychotherapy, 2023.
  3. Saavedra Pérez, Heidi C., et al., « Prolonged Grief and Cognitive Decline : A Prospective Population-Based Study in Middle-Aged and Older Persons », American Journal of Geriatric Psychiatry, 2018.
  4. Klass, Dennis, Silverman, Phyllis et Nickman, Steven, Continuing Bonds : New Understandings of Grief, Taylor & Francis, 1996.
  5. Kathi Balasek, « Grief Literacy for Financial Advisors : Engaging the Bereaved Client », Retirement Resource Center, 2021.
  6. Retirement InSight and Trends, « Grief Literacy for Financial Advisors : Engaging the Bereaved Client », 27 octobre 2021.
  7. Citizens Private Wealth Advanced Planning Team, « Financial Decision-Making Through Grief : Finding Stability After a Loss », 2025.
  8. InvestmentNews, « How Financial Advisors Can Guide Widowed Clients Through Grief », 25 juin 2026.
  9. Jeffrey DeHaan, CFP®, « When a Client Loses a Spouse, Slow Down and Lead », InvestmentNews, 11 juin 2026.
  10. Investopedia, « Supporting Clients Through Grief : 5 Essential Financial Strategies », décembre 2025.
  11. The Loss Foundation, « Continuing Bonds Theory in Grief Counselling », 7 mars 2024.
  12. Hospiscare, « Understanding Grief : Continuing Bonds Grief Model », 2024.

À propos de l’auteur

Kaitlyn Lawson


Kaitlyn Lawson

Responsable de la gestion de cabinet
Gestion mondiale d’actifs CI

Kaitlyn Lawson apporte plus de 17 ans d’expérience dans le secteur des services financiers à son rôle de responsable de la gestion de cabinet chez Gestion mondiale d’actifs CI. Reconnue pour son style de leadership authentique et l’importance qu’elle accorde à la culture, Kaitlyn a fait ses preuves en aidant des équipes de conseillers partout au Canada à faire évoluer leurs activités grâce à des conseils stratégiques, des ateliers approfondis et des conférences à l’échelle nationale.

Forte de son expertise en finance comportementale, Kaitlyn aide les conseillers à offrir des conseils à la fois concrets et fondés sur les réalités du comportement humain, en veillant à ce que les clients se sentent compris au-delà du portefeuille. Grâce à un contenu à la pointe du secteur, elle dote les équipes de conseillers de la clarté et de la confiance nécessaires pour atteindre des résultats durables et ciblés. Kaitlyn a été reconnue comme l’une des Leading Women in Wealth (les femmes les plus influentes en gestion de patrimoine) de Wealth Professional Canada pour son engagement à faire progresser les femmes dans le domaine de la finance et à promouvoir la littératie financière à l’échelle du pays.

À titre de responsable de la gestion de cabinet, Kaitlyn ne se limite pas aux conseils et aux présentations; elle définit également l’orientation stratégique de l’équipe de gestion de cabinet de GMA CI. Elle stimule l’innovation et façonne des programmes qui transforment les entreprises des conseillers à l’échelle nationale, en veillant à ce que les initiatives de gestion de cabinet de CI aient un impact durable sur les conseillers et améliorent les résultats pour les investisseurs canadiens.

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Publié le 9 juillet 2026